Canalblog Tous les blogs Top blogs Beauté, Santé & Remise en forme Tous les blogs Beauté, Santé & Remise en forme
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

La Physiodynamie, l'art de s'en remettre à la folle sagesse du corps

Publicité
17 mai 2024

Qui suis-je ?

Qui suis-je ?

Yvain LUCAS

 

« Heureux celui qui sait se rire de lui-même car il n’a pas fini de rigoler »

 

Je suis clown, thérapeute et improvisateur.

 

Quand j’anime des stages ou des ateliers, que ce soit « les ateliers du Corps joyeux » autour de l’intelligence du corps, ou « les ateliers Esprit clair » autour de l’art de questionner ses pensées stressantes, mon rôle est celui de facilitateur et de pédagogue.

 

En accompagnement individuel ou de couple, j'exerce le métier de « facilitateur d'autothérapie », selon la Félicithérapie (approche psychocorporelle centrée sur la méditation et l’investigation des pensées stressante - dont le slogan est "la Joie d'être guérit !"). Ainsi, j’accompagne certains de mes semblables dans la découverte de leurs propres ressources, souvent insoupçonnées, afin qu'ils deviennent leurs propre thérapeutes et soient autonomes question bien-être.

 

Outre la Physiodynamie (ou la méditation physiologique) que je pratique depuis 1998, je m'intéresse aux approches qui favorisent l'autonomie dans le bien-être. Comme « la Technique Alexander », « la Relaxation active » et « la Gymnastique holistique » ou encore « the Work ». Des pratiques souples (non-dogmatiques), faciles d'accès, aisément reproductibles dans le cadre de la vie quotidienne, et qui laissent une grande place à l'expérimentation et aux trouvailles personnelles.

 

Je suis tombé dans l’improvisation en 2005. Depuis, je l’explore tout azimuts avec passion (théâtre, clown, danse, contact impro, conte...). Je fais partie de la troupe de théâtre d'impro la DRIM TIM (l’immodeste "Drôle de Rassemblement D’Improvisateurs Merveilleux de la Troupe Interdisciplinaire de Morlaix") depuis 2013.

 

Je vis dans un magnifique écrin de nature. Au sein d'une mégalopole bretonne de presque 2000 habitants. En baie de Morlaix. Dans le finistère.

 

Mes maîtres à penser sont Karl Renz, Jean Klein, Stephen Jourdain et Katie Byron ; ils ont en commun de dire qu’avoir des maîtres à penser est ridicule, et que vivre établi dans notre nature véritable est plutôt sympathique. Dans la « vraie vie », mes maîtres sont les personnes que je côtoie et les événements qui m’arrivent.

 

Une de mes passions est de proposer à mes semblables ce que j'aime. Les accompagnements, ateliers et stages que je propose participent de cette dynamique.

 

Merci !

 

"Je regrette de ne pas croire en Dieu, tant j'aimerais remercier quelqu'un pour cette grâce qui m'a été faite : être né imparfait, paradoxal, compliqué - normal." Stephen JOURDAIN

Publicité
1 avril 2019

Présentation concise de l'approche et des ateliers du Corps Joyeux

Présentation concise de l'approche et des ateliers du Corps Joyeux

Le Mouvement de la Source

S’autoréguler grâce à l’intelligence du corps

   Les ateliers du Corps joyeux sont des ateliers de Physiodynamie (du grec phusis, « nature », et dunamis, « force » ; une pratique centrée sur « la force des choses », sur « la dynamique du vivant » ). Une approche qui se définit comme l’art de s'en remettre à l'intelligence dynamique du corps, et qui s'appuie sur la tendance des organismes vivants à retourner spontanément vers leur harmonie naturelle dès qu'on leur en laisse la possibilité. En pratique la physiodynamie recommande de permettre au corps de s’autoréguler librement quand le besoin s'en fait sentir. C’est tout.

  L’idée maîtresse c’est que le corps est une merveille de spontanéité tout à fait apte à se « dé-brouiller » toute seule ; et qu’en matière de santé et de bien-être, aucune technique inventée par l’homme, aussi belle, pertinente et efficace soit-elle, n’égalera jamais l’intelligence brute et spontanée du corps qui n’est autre que celle de l’ensemble du vivant.

   Les ateliers du Corps Joyeux sont des ateliers de « facilitation au lâcher-prise ». Le lâcher-prise est ici entendu non pas comme un effort pour "se lâcher" (comme dans l'expression corporelle ou la danse improvisée par exemple), mais comme un relâchement dans l'emprise que l'on exerce sur notre propre corps, comme une réduction du contrôle sur nous-même ; et même, si possible, comme une suspension momentanée de la volonté : une cessation de l’usage de soi et du corps. Le lâcher-prise conduit à une acceptation tranquille de ce qui se passe dans l'instant et a besoin de s’exprimer.

   Après un temps d’accompagnement préalable de « détente en mouvement » destiné à nous prédisposer à cette acceptation, l’atelier comporte un temps de lâcher-prise. Autrement dit un temps de ne rien faire. Ne pas intervenir. Laisser-faire l'intelligence dynamique du corps.  Ne plus se mêler ni de ce qui se passe en soi ni autour de soi. Un moment de non-ingérence durant lequel on s'abandonne en confiance dans le cours des choses et sa spontanéité. Laisser carte blanche à l’expression naturelle du corps (autrement appelée «Le Mouvement de la Source », "le mouvement régénérateur", ou encore -en japonais- "katsugen undo" ).

   Les ateliers du Corps Joyeux sont une invitation à vous rendre compte (ou non) par vous-même que votre corps réclame à cor et à cri des temps de non-ingérence de votre part. Des temps durant lesquels il se fera une joie de se réguler lui-même. Sans que vous n'ayez rien à faire de spécial. Juste que vous acceptiez de temps à autres d'être relégué au rang de simple témoin de votre propre spontanéité. Pour vôtre bien-être, qui rime et s'accorde avec celui de tous.

et/ou Présentation de l'ensemble du blog pour naviguer à votre gré
1 avril 2018

La Physiodynamie, présentation générale

La Physiodynamie, présentation générale

S’intéresser à la santé et au bien-être sous l’angle de l’intelligence du corps, qu’est-ce que ça change concrètement ? 

Généralement quand on nous parle «  bien-être » ou « santé », on s’attend à être conseillé. A recevoir des indications sur « comment vivre » (comment manger, boire, bouger, dormir, aimer, être en paix, heureux, se libérer de ceci ou cela, penser moins, être plus vrai, se relaxer, se mouvoir, etc.). La liste est interminable. Chacun est invité à vivre selon les conseils soi-disant avisés de son prochain, et/ou à le conseiller lui-même. D’ailleurs on ne compte plus les méthodes de santé et autres technique de bien-être dont le juteux marché du Bonheur nous inonde…

   De manière radicalement différente la « Physiodynamie » (du grec phusis, nature, et dunamis, force ; une approche centrée sur « la dynamique de la nature », « la force des choses », sur la dynamique du vivant) s’intéresse à l’intelligence spontanée des êtres vivants, et s’en remet à l’intelligence dynamique du corps de chacun. Autrement dit  l’animal humain n’est pas abordé sous l’angle de sa tendance à suivre des conseils pratiques ou à en donner ; mais plutôt sous l’angle de sa remarquable faculté d’autorégulation et d’autonomie.

   Au cœur de cette approche profondément non-interventionniste, il y a la tendance naturelle des organismes vivants à retourner vers leur propre santé et leur harmonie dès qu’on leur en laisse la possibilité. L’accent n’est pas mis sur la force de la volonté et les efforts délibérés, mais sur le « lâcher-prise » ou le « laisser aller », et les efforts spontanés produit par l’organisme lui-même. L'exigence de maîtrise de soi et du cours de  l’existence -à travers le contrôle de son propre comportement- pointe ici aux abonnés absents. Chacun vit comme il lui plaît. « Vivre et laisser vivre » est l’unique philosophie.

   Ici vous ne trouverez nul conseil péremptoire pour « aller mieux » ou « être en bonne santé ». Arts de vivre, techniques de santé, hygiènes de vie, pratiques corporelles (psychologiques, spirituelles, religieuses, etc.), tous ces ingrédients sont reconnus comme contournables et accessoires. Pareillement il n’y a ni enseignant, ni « maître » de référence, ni prêtre. Personne pour prétendre savoir à votre place - ou mieux que vous - ce qui est bon pour vous-même. Aucune autorité indiscutable. Donc ni disciple, ni élève, ni école, ni cours académique, ni enseignement dogmatique. Rien n’est indispensable.

   La santé et le bien-être ? A la bonne heure ! Le corps sait, il est né dedans ; laissons-le faire : c’est son affaire. Tout est laissé à la spontanéité : le corps laissé à lui-même va vers sa propre santé, le flux de la vie (« le Mouvement de la Source ») coule spontanément vers sa propre harmonie. Donc « repos »... Repos de la volonté et du « faire ». Ne rien faire : laisser faire, laisser agir, ne rien pratiquer, se pas s’ingérer, laisser s’exprimer, s’abandonner, et cetera, sont les mots clés.

   Du point de vue de la physiodynamie, aucune méthode, aucune pratique, aucun savoir ou savoir-faire ne peut prétendre être aussi efficace que l’intelligence organique question santé et bien-être. Tout ce que l’être humain a pu inventer par le passé, aujourd’hui, ou fondera demain, toutes les méthodes de santé, les arts de vivre et autres techniques dites de « développement personnel » que l’humanité n’a de cesse de créer depuis la nuit des temps, rien n’égalera jamais l’ingéniosité du vivant qui est celle du corps. Même si certaines approches sont remarquables d’efficacité et de pertinence, en matière de santé et de bien-être rien de ce que produisent l’intellect et la volonté ne peut se comparer à l’intelligence innée, brute et spontanée du corps de laquelle ils sont issus. D’emblée notre volonté, aussi « bonne » et « bien intentionnée » soit-elle, est reconnue comme ne pouvant se comparer à l’intelligence dynamique du vivant…

   D’ailleurs la physiodynamie reconnaît elle-même ses propres limites. En tant que corpus de savoir-faire, elle s’incline platement devant la suprématie de l’intelligence automatique du corps, en reconnaissant toutes les pratiques qui la constituent comme purement optionnelles et secondaires. C’est juste une démarche facilitatrice, rien de plus. Elle ne partage pas l’outrecuidance ambiante des mille et une méthodes tout faites du marché du Bien-être, qui déclinent sans rire la vie en une série de modes d’emploi, et qui prétendent pouvoir nous livrer sur un plateau « Santé, Bonheur et Prospérité »  -si nous nous fions sagement à leurs miraculeuses recettes, bien sûr... Non, la physiodynamie n’a pas la prétention de pouvoir vous rendre heureux. La Santé et le Bonheur, la belle affaire! ce n'est pas nos oignons : c’est l’affaire exclusive de la sagesse du Vivant dont notre corps-mental est une simple expression.

   Dans cette histoire, notre volonté, et donc nous-mêmes, ne sommes que des acteurs de seconde zone… Grand bien nous fasse ! Car c’est une chance remarquable qui nous est offerte là: celle de ne pas se sentir obligés de se préoccuper sans cesse de notre bien-être, celle de s’autoriser l'insouciance et de s’abandonner avec confiance dans le cours des choses.

Suggestions pour la suite: Présentation de l'ensemble du blog , texte suivant: Quelle vision de la santé et du bien-être véhicule cette approche basée sur l’intelligence du corps ? Et que recommande-t-elle?

29 mars 2018

Quelle vision de la santé et du bien-être véhicule cette approche basée sur l’intelligence du corps ? Et que recommande-t-elle?

Quelle vision de la santé et du bien-être véhicule cette approche basée sur l’intelligence du corps ? Et que recommande-t-elle?

Q: En pratique, que recommande la Physiodynamie ? Et quelle vision de la santé et du bien-être cette approche basée sur l’intelligence du corps véhicule-t-elle ?  

   En pratique la physiodynamie recommande de laisser le corps se réguler de lui-même quand le besoin s'en fait sentir. C’est tout.

  On parle de prendre des « temps de lâcher prise » ou de « ne rien faire » (note1 en bas de page). C’est-à-dire qu’on encourage chacun à prendre un temps de pause, à se mettre dans un endroit qui tolère socialement l’expression spontanée du corps, et à ne plus rien faire de spécial. Le « Lâcher prise » est entendu ici comme un moment de relâchement dans l’emprise que l’on exerce sur le fonctionnement automatique du corps ; le « ne rien faire » comme une parenthèse toutes affaires cessantes, comme un temps de suspension de l’action de la volonté, une cessation momentanée de l’usage de soi et du corps. 

   L’idée principale c’est qu’à la faveur de ce « temps libre », débarrassé de notre (« bonne ») volonté parasite, l’organisme va déployer de lui-même des efforts spontanés pour retrouver son harmonie naturelle.     

   Cela se traduit par un flux continu de mouvements autorégulateurs produit par l’organisme d’une manière autonome vis-à-vis de notre volonté. Cela peut paraître étrange à première vue, mais le corps bouge tout seul. A proprement dit nous ne bougeons pas, du moins pas activement, pas délibérément. C’est l’intelligence dynamique du corps qui fait le boulot. Cela se fait automatiquement - c’est-à-dire sans notre assistance.

   Rien d’extraordinaire cependant, ce mouvement via lequel l’organisme se régule est exactement de même nature que l’éternuement ou le hoquet par exemple (qui surgissent comme "malgré nous") ; mais il varie ici dans son expression par sa forme et sa durée. Autrement dit « le Mouvement de la Source » (tel qu’on l’appelle) « arrive » et a lieu de soi-même, spontanément. Sans faire exprès. Et il ne demande que notre consentement, notre autorisation pour s’exprimer librement.

   Trois hypothèses peuvent se dégager de cette pratique :

  • .primo : la santé est notre état naturel ;
  • deuxio : tous les organismes vivants –qui forment ensemble ce qu’on appelle le vivant- sont animés d’une même dynamique autorégulatrice on ne peut plus performante ;
  • tertio : en terme de « changement » dans notre personnalité, de recherche de santé et de bien-être, il est jugé plus pertinent de s’en remettre à notre spontanéité vivante plutôt qu’à nos savoirs acquis (aussi « alternatifs » soient-ils) et notre volonté (aussi « bien intentionnée » soit-elle): les choses peuvent se remettre d’elles-mêmes si on daigne s’abandonner à « la force des choses », la dynamique du vivant.
  •  

(Note1 : pour éviter d’emblée toute confusion je dois préciser qu’ici le ne rien faire n’a rien à voir avec le farniente, et que le lâcher prise n’est pas une manière de « se lâcher », de se défouler, de s’improviser en mouvement, ni « d’écouter son corps »… Pour plus de précisions descriptives et pratiques, voir: Le Mouvement de la source, qu’est-ce que c’est ? )

Suggestions pour la suite: Présentation de l'ensemble du blog , texte suivant: Comment la Physiodynamie peut-elle changer ma manière de vivre mon corps?

29 mars 2018

Comment la Physiodynamie peut-elle changer ma manière de vivre mon corps?

 Comment la Physiodynamie peut-elle changer ma manière de vivre mon corps?

Q : Comment la pratique de la Physiodynamie peut-elle impacter ma manière de vivre mon corps et d’aborder ma santé ?

   Le simple fait de prendre des temps libres pour laisser se produire l’autorégulation spontanée de l’organisme peut permettre de découvrir (ou redécouvrir) une manière souple et tranquille de vivre son corps. Si on la compare à la tendance volontariste et incroyablement interventionniste de notre société en matière de santé, la physiodynamie est une approche radicalement différente d’aborder son bien-être.

   Prendre un soin jaloux de soi et de son corps est aujourd’hui jugé comme un comportement « normal » dans notre monde. Tout un chacun est invité à faire attention au moindre de ses faits et gestes pour « aller bien ». Nous vivons à l’ère du « fais pas ci, fais pas ça ; fais ceci, fais cela »… Cependant, si à travers mon expérience personnelle se vérifie le fait que c’est précisément lorsque « je » ne fais rien que « ma » vie se simplifie et que « mon » corps se délie –autrement dit que mon état d’être général s’améliore- alors cela remet radicalement en cause mes propres penchants dirigistes.

   Cela peut impacter durablement ma manière de vivre en me permettant de retrouver détente, spontanéité et aisance. Il y a de la place pour que puisse s’installer en moi –physiquement et spontanément- une certaine confiance dans le cours des choses; une certaine sérénité à l’égard de mes propres processus d’autorégulation. Si en effet je n’ai rien à entreprendre d’autre que le simple fait de me préserver des temps de pause pour « aller mieux », pour que les choses se régulent d’elles-mêmes, cela amenuise considérablement « mon » rôle, et en particulier celui de « ma » volonté. Si le « bien-être » se fait tout seul, pourquoi m’en soucier et vivre préoccupé? 

Q : Quelle alternative, vis-à-vis de cette tendance dirigiste dont tu parles, propose la Physiodynamie ?

   « Abandonner le mythe de l’indéfectible maîtrise de soi », « arrêter de se mêler de ce qui ne nous regarde pas », « s’en remettre à l’intelligence dynamique du corps », « s’abandonner soi-même dans le cours spontané des choses », « se laisser aller », etc. Cela exprime de manière multiple la seule et unique recommandation de la physiodynamie : accepter de lâcher prise.

   Culturellement nous sommes inclinés à penser que pour être en bonne santé et bien dans notre peau, il faut prendre garde à notre comportement et exercer ainsi un contrôle quasi permanent sur l’existence via nous-mêmes. Comme si « la santé » et « le bien-être » ne pouvaient découler que de nos efforts avisés et de notre « bonne volonté ». Qu’ils étaient uniquement des sortes de gadgets, d’options dans notre état d’être. Un peu comme des « carottes » censées récompenser exclusivement les personnes particulièrement "volontaires" et "sérieuses", douées d’une attitude de maîtrise jugée méritoire…

   Cette manière d’appréhender les choses, qui divise l’humanité en deux catégories -les « individus modèles » (les volontaires) et « les autres » (les veules)- est complètement remise en cause par la physiodynamie qui fait la part belle à l’intelligence naturelle du corps de tout le monde -sans exception. Cette approche entend démontrer, en donnant à chacun les moyens de découvrir cela par soi-même s’il le souhaite, que la santé et le bien-être ne sont pas forcément les résultats d’une lutte et d’une victoire contre soi-même ; mais que si harmonie il y a dans nos vies, elle découle plutôt de notre spontanéité fondamentale : « le Mouvement de la Source ». De ce que nous sommes.

Suggestions pour la suite: Présentation de l'ensemble du blog , texte suivant:Le Mouvement de la source, qu’est-ce que c’est ?

Publicité
29 mars 2018

Le Mouvement de la source, qu’est-ce que c’est ?

Le Mouvement de la source, qu’est-ce que c’est ?

 Le Mouvement de la Source, késako ?

  Tout d'abord c’est une expression délibérément vague, floue, voire poétique. Selon le contexte, elle revêt des sens différents. Au sens large et abstrait, elle évoque « le mouvement de la vie », ou encore « la dynamique du vivant », ou « la force des choses ». Au sens « moyen », elle désigne le fonctionnement automatique du corps : les processus physiologiques concrets comme le vomissement, les battements du cœur, la pousse des cheveux, la fièvre, les réflexes, le fonctionnement des 5 sens… bref, tout ce qui échappe à notre contrôle. Et enfin, au sens le plus réduit, elle désigne l’étonnante faculté qu’a le corps de s’autoréguler via des mouvements qu’il produit lui-même –sans l’aide de notre volonté.

Q : Est-ce que tu peux développer concernant le mouvement autorégulateur ?

   Selon cette acception particulière, « le Mouvement de la Source » c’est la manière originale qu’a le corps de se réguler par lui-même quand on lui en laisse la possibilité. Lorsqu’on relâche momentanément l’emprise qu’exerce notre volonté sur l’organisme vivant, il est capable de générer un  flux de mouvement autorégulateur qui se déroule sans notre intervention. Autrement dit, le corps bouge tout seul. Cela peut paraître bizarre dit comme ça mais cela n’a rien d’extraordinaire. C’est comme éternuer si tu y penses : personne n’éternue, le corps éternue, il y a éternuement... En effet, le corps bouge tout seul, spontanément.  C’est l’expression directe et brute de la remarquable capacité d’autorégulation du vivant.

Le corps humain est une merveille d’intelligence spontanée ; grâce au Mouvement de la Source il se dé-brouille tout seul. Il n’y a rien à apprendre, le corps sait cela. C’est une faculté naturelle qui s’exprime pleinement lorsqu’on accepte de « lâcher prise », c’est-à-dire quand on lâche les commandes du corps-mental, qu’il y a suspension momentanée de la volonté. Cette faculté est tout à la fois universelle et très personnelle : universelle car comme tout ce qui véritablement « naturel » chacun en est doté de naissance, et en même temps personnelle car cela s’exprime de manière singulière selon chaque individu. Comme il n’y a pas deux êtres vivants identiques, comme il n’y a pas deux personnes qui marchent de la même manière, il n’y a pas deux mouvements autorégulateurs identiques -bien que tous soient l’expression de la même source : la dynamique du vivant qui n’est autre que l’intelligence dynamique du corps. 

Q : Comment ça se passe pour laisser s’exprimer pleinement cette faculté autorégulatrice ?  

  C’est très simple car il n’y a rien à faire. Cela ne demande aucun effort particulier. C’est tout ce qu’il y a de plus facile : si tu essaies de le faire, tu échoues à coup sûr car ce n’est pas de l’ordre du « faire » ; et si ça se produit, c’est ce qu’il y a de plus facile, car tu ne fais rien…

   Le mouvement « arrive » de lui-même sans notre aide, comme malgré nous -ou en tous cas « à l’insu de notre plein gré » ou encore « sans faire exprès ». Comme « arrive » un éternuement ou un frisson par exemple, c’est de même nature. Sauf que dans le cas qui nous intéresse le « mouvement » ne s'extériorise pas de la même forme et dure sensiblement plus longtemps. L'apparence et la durée, ce sont les seules différences. Sinon c'est la même chose, la même "source" qui s'exprime... 

Q : Donc si je comprends bien, le corps bouge bien que ce ne soit pas délibéré de notre part ?  

   Oui, si tu préfères « il y a  mouvement ». Et non quelqu’un qui bouge volontairement. Exactement comme quand on rote, baille ou s’étire sans l’avoir réfléchi ni provoqué. Tout le monde connaît très bien cela et en fait l’expérience au quotidien, sans même s’en rendre compte. C’est juste que là on prend un temps spécialement dédié à cela, pour laisser s’exprimer cette autonomie du corps vis-à-vis de notre volonté. Et que les choses peuvent parfois s’exprimer de manière plus spectaculaire qu’habituellement. Parce que là c’est autorisé.

   C’est juste une question d’habitude en fait. Au départ ça peut paraître un peu bizarre et déroutant, mais une fois que tu as vécu la chose –l’abandon au Mouvement de la Source- plusieurs fois, cela te semble tout à fait normal. Le mouvement de la vie, du vivant, n’est pas de notre fait et n’est pas sous notre contrôle. Alors tout va bien… 

Q : Et qu’est-ce qui se passe ? Quelle impression ça fait ? 

  Au risque d’en effrayer quelques-uns, quand ça arrive cela crée comme une impression proche de celle « d’être en transe ». Mais une transe « naturelle», voire « ordinaire ». Rien à voir avec  une transe liée à la « sorcellerie » ou autre, durant laquelle on serait « habité » ou « possédé » par des « esprits » ou autre chose… Pas du tout. Ici rien de sorcier : la conscience est présente comme dans la vie quotidienne.

   J’utilise le mot « transe » dépouillé de ses accents transcendantaux. Bien que ce mot soit casse-gueule, il me semble le plus juste d’un point de vue descriptif pour essayer de transcrire au mieux ces états passagers durant lesquels certes le corps bouge, certes il y a mouvement, mais à proprement parler il n’y a personne qui bouge. Le mouvement se fait de lui-même : il est automatique. De l’intérieur on sait, on sent, qu’on n’est pas l’auteur de ce mouvement présent. Comme lorsqu’on est « pris » d’un fou rire -par définition impossible à contenir-, d’un éternuement, d’un bâillement, d’une émotion forte ou des soubresauts de l’orgasme par exemple, nous sommes en transe naturelle ou en transe physiologique au sens où je l’entends. C’est pour cela que je dis que c’est juste une sorte de transe ordinaire qui dure un peu plus longtemps que d’habitude. C’est tout.

   « S’abandonner au Mouvement de la Source » ou « lâcher prise », ces expressions peuvent faire peur à certains, mais concrètement ça n’a en soi rien d’extra-ordinaire : c’est juste laisser « arriver » ce qui arrive tout seul. Sans rien forcer. Encore une fois il n’y a rien de plus facile. Ça coule de source…

Q : Comment on se sent quand ça arrive ?

   Il y a un sentiment océanique très agréable quand cela arrive. Comme si on était emporté dans un courant tout à la fois plus fort que nous et en même temps qui nous constitue intégralement. C’est une impression très paradoxale, comme si on était tout à la fois le spectateur, l’interprète principal mais impuissant, et le metteur en scène involontaire de ce qui se passe… Difficile à décrire sans tomber dans le blabla en somme.

   Néanmoins, décris-moi exactement qu’elles sont tes impressions pendant un orgasme ou un frisson, et décris-moi le goût d’une pomme s’il te plaît… L’exercice n’est pas aisé, si ? La réponse la plus censée et la plus réaliste est de dire : « ces choses-là arrivent d’elles-mêmes, tu peux très bien faire ces expériences par toi-même, alors vas-y, fais en sorte qu’elles arrivent et goûte tout seul ; à moi ça économisera de la salive, et à toi ça économisera mon blabla ! ». Là c’est pareil… ;)

Suggestions pour la suite: Présentation de l'ensemble du blog , texte suivant: Quelles sont les conditions propices au lâcher prise? favorables à l'expression spontanée du corps?

29 mars 2018

Quelles sont les conditions propices au lâcher prise? favorables à l'expression spontanée du corps?

Quelles sont les conditions propices au lâcher prise? favorables à l'expression spontanée du corps?

Q : J’imagine qu’il y a des conditions propices particulières pour que cela ("l’abandon au Mouvement de la Source" ou encore « le lâcher-prise ») arrive plus facilement.

    Oui, cependant sur le plan pratico-pratique ça reste très maigre. Le principal est de prendre délibérément un temps de pause ou de saisir l’occasion d’un intervalle dans son emploi du temps ; et d’être dans un endroit qui tolère qu’on laisse s’exprimer librement la dynamique spontanée du corps. C’est-à-dire qu’il faut un espace dégagé de 4m2 au minimum (tu écartes les bras et tournes sur toi-même pour déterminer l’espace nécessaire) ; et qu’on se sente à l’aise : assez en confort et en sécurité pour s’autoriser à lâcher prise en toute confiance.

   Ensuite, si vous avez des facilités pour lâcher prise, vous pouvez fermer les yeux, plonger en vous-même et vous laisser aller directement sans préambule. Vous pouvez également prendre un temps préparatoire préalable si vous sentez qu’il y a des gestes, des étirements ou je ne sais quoi d’autre qui vous inspire sur le moment qui pourrait vous faciliter l’acceptation du lâcher-prise. Ça, c’est dans le meilleur des cas… 

Q : Et dans les autres cas ?

  Pour les personnes intéressées par cet expérience mais qui ont un peu plus de mal à se laisser aller, il existe des séances de facilitation individuelle, ou des ateliers collectifs comme ceux que j’anime. On y pratique toutes sortes d’exercices destinés à faciliter le lâcher-prise.

Suggestions pour la suite: Présentation de l'ensemble du blog , texte suivant:Comment se déroulent les "ateliers du Corps Joyeux"?

29 mars 2018

Comment se déroulent les "ateliers du Corps Joyeux"?

Comment se déroulent les "ateliers du Corps Joyeux"?

Q: En pratique, comment se déroule un atelier ?

   Les ateliers se déroulent en quatre temps : la phase « d’atterrissage et de détente en mouvement » ; la phase de « lâcher-prise » ; puis la phase du « retour à soi ». Si le canevas est presque toujours le même, en revanche le contenu est variable.

  1. Phase d’atterrissage et de "mise en corps" : Ouvrir la parenthèse : couper avec le monde du dehors, atterrir, laisser le quotidien aux vestiaires. Toutes affaires cessantes prendre un temps pour soi. Se faire du bien… Durant ce temps, qui est comme un sas de décompression vis-à-vis du « monde extérieur » et des multiples rôles et fonctions qu’on y incarne, je propose des jeux collectifs, des explorations gestuelles et sensitives, de la détente en mouvement, des automassages, des temps de respiration, d’équilibre, etc. Le but est de décrocher de nos préoccupations, de descendre dans ses sensations, de commencer à se laisser aller et de se sentir à l’aise. C’est important qu’il y ait dans le groupe une atmosphère de sécurité, de confort et de confiance. Sur le plan personnel il est question de développer une attention fine à l’égard de ce qui se passe en soi, tout en restant disponible à ce qu’il y a autour, et ouvert à ce qui a envie de s’exprimer. Se sentir à l’aise dans son corps, sa présence et son mouvement vivant. Quand ces conditions favorables tout à la fois individuelles et collectives sont réunies, accepter le lâcher-prise devient plus facilement possible.
  2.  Phase de "lâcher-prise" ou de "méditation physiologique" : S’autoriser à être là, sans autre intention que d’être là. Plonger en soi. Accepter de lâcher l’emprise du « je » sur la dynamique spontanée du corps. Être curieux, s’ouvrir à ce qui se passe quand on ne fait rien –quoiqu’il se passe. S’abandonner tranquillement au "Mouvement de la source". Être là et lâcher prise. Simple présence dynamique traversée du flux de la spontanéité.
  3. Phase de retour à soi : Revenir à la surface, prendre le temps d’émerger. Retour à soi en douceur. Revenir « en mode vie courante » petit à petit. Par étapes.
  4. Echo de groupe ou "moisson" : Fermer la parenthèse : après le temps d’émergence pendant lequel chacun aura pris le temps de goûter son corps –sa présence-  fleurit de nouvelles sensations, clôture du groupe en cercle avec possibilité de partager sur sa propre expérience (sans commentaire de quiconque). Uniquement si la parole vient : il n’y a aucune obligation.

   Au cœur de chaque atelier il y a donc « le temps de lâcher-prise », de ne rien faire durant lequel il n’y a pas d’interaction entre les participants autre que le simple fait d’être ensemble dans le même espace. Chacun est "dans sa bulle". Mon rôle est alors réduit à celui de veilleur : je veille avant tout à ce que les gens ne se mettent pas en danger, et aussi à ce qu’ils ne confondent pas « temps de lâcher-prise » avec le fait de « se lâcher » volontairement (ce qui peut perturber le groupe). Même si ça peut y ressembler pour un observateur extérieur non averti, ce temps particulier n’est pas un espace de défoulement, d’improvisation, de méditation, ni même « d’écoute de son corps », mais vraiment un temps de laisser faire, sans rien faire. Et il se passe énormément de choses quand on ne fait rien ! Qu'on se le dise! ;)

   Je tiens à préciser aussi que quoique je propose, jamais rien n’est obligatoire. C’est  à chacun de sentir ce qui est bon pour lui, d’adapter les consignes en fonction de son ressenti, voire de ne pas faire un exercice, de se mettre sur le côté, ou même de partir si besoin est. Ce point est primordial à mes yeux : chacun est libre et souverain dans son expérience. Tout ce qui est vécu l’est avec l’engagement de son propre consentement. Je n’impose rien.

Q : Tu as appelé tes ateliers « les ateliers du Corps Joyeux ». Un « Corps Joyeux », c’est quoi ?

   C'est à chacun de définir son « Corps Joyeux », non? Sinon c'est pas rigolo... J'ai écrit un texte là-dessus : Un Corps Joyeux, c'est... Mais si tu n’es pas d’accord avec ce que j’en dis, c’est ok. Invente ta propre définition, c’est la bonne ! ;)

Q : Quel est le but d'un atelier?

  Le but premier est de permettre la découverte du bonheur du  lâcher-prise - du fait d'accepter sereinement de ne pas être le "maître" de ce qui se passe- tout en passant un bon moment ensemble.

Ensuite, à chaque atelier je donne des billes pour que chacun puisse expérimenter par soi-même ce que j'appelle la méditation physiologique ou plus prosaïquement "l'abandon au Mouvement de la Source". C'est-à-dire que chacun repart avec des outils de facilitation au lâcher prise. Je ne m'intéresse qu'à des exercices faciles d'accès, efficaces et aisément reproductibles dans le cadre de la vie quotidienne.

J'encourage les personnes intéressées à tenter l'expérience dès qu'elles en ressentent le besoin, en solo. De cette manière on peut profiter des retombées et constater des changements spontanés dans notre existence. Les ateliers collectifs sont autant des espaces de découvertes et de partage qu'une manière d'encourager et de soutenir la pratique individuelle.

Suggestions : Le Mouvement de la source, qu’est-ce que c’est ? Texte suivant: Est-ce que le lâcher-prise se produit à chaque fois pour tout le monde ?

Présentation de l'ensemble du blog pour naviguer à votre gré.

29 mars 2018

Infos supplémentaires avant de vous inscrire à un atelier ?

29 mars 2018

Est-ce que le lâcher-prise se produit à chaque fois pour tout le monde ?

   Non, il est important d’être clair sur ce point. Il n’y a aucune garantie que le « lâcher-prise » ait lieu, même dans un atelier. C’est une tentative, une chance supplémentaire mais nullement une garantie…

  Tel l’endormissement, le lâcher-prise ne se commande pas. Ni de l’intérieur, ni de l’extérieur. Comme le lâcher-prise n’est pas un « faire », pas une action volontaire, ni moi ni personne ne possède le pouvoir magique de « faire » lâcher prise à coup sûr qui que ce soit. Même pour soi-même c’est impossible : ça « arrive »… ou pas.

Q: Tu veux dire que rien n’est garanti et qu’il n’y a pas de Service-Après-Vente ?

   Tout à fait. Pas de garantie. Ni après, ni pendant l’atelier. Tu peux chercher pendant des années à lâcher prise sans que cela n’arrive. C’est un fait...

   Comme le lâcher-prise ne dépend pas de la volonté, les exercices et les pratiques préparatoires que quiconque propose ne le garantissent pas non plus. Ce qui sollicite la motricité volontaire ne peut garantir assurément le jaillissement de la spontanéité. Et cela est vrai pour toutes les approches dites « facilitatrices ». Sans exception. Rien n’est garanti. Ce qui est véritablement « naturel » et « spontané » ne peut être garanti sur facture (et c’est un bien, car au fond cela veut dire que personne ne peut se faire passer pour un « grand manitou » en la matière… Enfin si, tu peux le faire, mais c’est juste ridicule !).

   Par bonheur pour beaucoup de gens les exercices préalables et la stimulante dynamique de groupe fonctionnent comme des catalyseurs. Mais comme il y a des exceptions, il faut savoir reconnaître cela, prendre acte, et donc minimiser au maximum l’importance de la « bonne » volonté des participants ainsi que celle des intervenants (des facilitateurs) dans cette histoire. C’est paradoxal mais c’est comme ça : le lâcher-prise surgit toujours en dépit, et non à cause, des efforts qu’on fait pour l’atteindre. Si vous avez essayé tout seul dans votre coin et que rien ne s’est passé, rien ni personne ne peut vous certifier avec certitude que cela se passera en atelier.

   Par contre, si le « lâcher-prise » a eut lieu dans un atelier, normalement cela implique que votre corps a pigé le truc et que désormais cette suspension momentanée de la volonté pourra arriver si vous souhaitez qu’elle survienne de nouveau, atelier ou pas. Normalement ça c’est garanti… (Tu vois je dis « normalement », même là je me dédouane : on ne sait jamais ! ;))  

Suggestions pour la suite: Présentation de l'ensemble du blog , texte suivant: Si aucune technique de santé ne peut rivaliser avec l’intelligence du corps, à quoi bon pratiquer la Physiodynamie?

Publicité
1 2 3 > >>
La Physiodynamie, l'art de s'en remettre à la folle sagesse du corps
Publicité
Archives
Publicité